» A la place du cœur » Arnaud Cathrine

Salut, salut ! Vous allez bien ? Vos lectures sont bonnes ?

J’ai fini il y a un moment  » A la place du cœur » d’Anaud Cathrine, roman qui retrace quelques jours de la vie d’une bande adolescent, alors que la France sombrait dans le chaos des attentats.

Mais un résumé sera mieux que de grandes explications, alors :9782221193334

« Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l’effroi.

Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu’une chose : à la fin de l’année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un  » plus si affinités « …

Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s’annonce et la perspective obsédante de la  » première fois « . Sauf que le lendemain, c’est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l’entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes…
À la place du coeur, c’est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l’horreur à l’œuvre, à tenter de ne pas confondre l’information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l’amour (qui, par définition, postule que  » le monde peut bien s’écrouler « ) cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu’on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ? »

Mon avis :

Je savais que ce roman me replongerait dans le sentiment de tristesse, et de mal être dans lequel j’ai pu être pendant cette funeste période.
On suit donc Caumes, jeune homme de 17 ans, qui vit son premier amour, et sa bande d’ami, alors que tout autour le monde est bouleversé.

Premier point qui m’a un peu étonné dans cette histoire, ce sont les personnages, Caumes et ses amis, sont des clichés ambulant :

– Hakim le jeune arabe, qui veut s’en sortir, mais est victime de l’endroit ou il vit et du racisme.
– Théo, le jeune sûr de lui et un peu chef de la bande, qui pense avoir tout vu et tout connu.
– Esther, seule fille de la bande, juive.
– Nicolas, le jeune égoïste, et membre du parti extrémiste
– Et pour finir, Caumes, fils de parents aisé, qui ne comprends pas la misère et les discordance, dont peuvent être victimes les personnes autour de lui, mais qui essaye de toujours bien faire et d’aider ceux qu’il aime.

De plus, leurs langages, je veux bien que ce sont tous des jeunes adolescents, et de cité, mais je pense que ce livre n’est pas à laisser entre les mains des plus jeunes, entre vulgarité et mots crus, on dirait que ces jeunes ne savent pas parler autrement. Et c’est dommage, personnellement ça ne m’a pas choquée, mais cela fait parti des clichés des personnages, habitant de cité = langage abrupt.

Ces clichés mis de côté, le point fort de ce roman, c’est de pouvoir mélanger et retranscrire, des moments vécus, par nous tous, français, de près ou de loin, et mélanger ça à de la fiction.
A la lecture, on vit avec Caumes et ses amis le moment de l’annonce du premier attentat, et il nous fait basculer dans notre propre vie, et nous ramène à ce que nous faisions, où nous étions et avec qui, lors de cette annonce, et que ce soit Caumes, ses amis, ou nous, nous avons tous eu les mêmes pensées, d’effroi, d’horreur et d’incompréhension.
1.PNGOn suit avec lui les infos en boucle, pour avoir un peu d’informations, et puis la prise d’otage, et de nouveaux ces sentiments d’horreur. 

Personnellement, mes proches habitant sur Paris on donnés de leurs nouvelles assez vite, et j’ai moins été inquiété que d’autre ont pu l’être, mais cela n’enlève en rien ce sentiments de ces moments, ou on se sent vide, tout simplement vide, et Caumes avec son insouciance ressent exactement ces mêmes sentiments, avec l’appréhension supplémentaire de ne pas avoir forcément beaucoup de nouvelle de son frère, travaillant pour un journal près de Charlie Hebdo. 

J’ai l’impression que cette chronique part un peu dans tout les sens, mais j’ai du mal à rassembler mes sentiments. En fait, je n’ai pas énormément apprécier ma lecture, mais seulement parce qu’elle m’a chamboulée, et j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre. Revivre ses événements tragiques, m’a, de nouveau énormément touché. 

Au moment ou j’écris cet article, un second tome a été publié dans la Collection R, et je me demande si je vais le lire, ou non, a voir ! Et vous ? 

Dites moi si vous l’avez lu en commentaires, et ce quel à été votre ressenti pendant votre lecture ?

A samedi prochain pour une nouvelle chronique ! 


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